Le 8 février 2025 nous avons présenter notre instrument aKM au public. La soirée a été organisée avec les artistes de laplanque, plusieurs types d’œuvres ont été à l’honneur : exposition immersive, court-métrage, live spatialisé, œuvre multicanal, VJing
Plus de 350 personnes se sont retrouvés au milieu d’œuvres expérimentales autant dans leur dispositif de diffusion que dans leur démarche artistique.

     L’instrument aKM est un ensemble d’enceintes pour un rendu sonore spatialisé. Ansi qu’un logiciel de gestion numérique (en développement). Cet outil transforme l’espace dans lequel il est en instrument.

Que permet la spatialisation du son ?

Elle permet la mise en mouvement du son dans un espace tridimentionnel et de lui attribuer des comportements spaciaux. 
L’intérêt est d’amplifier le ressenti corporel de la musique par l’immersion du spectateur.

Créer des effets de résonance, faire rebondir le son sur des objets virtuels, ou créer la sensation que la pluie tombe en localisant chacune de ses gouttes. Synchronisez l’image et le son non seulement dans leurs rythmes, mais aussi dans leurs mouvements. La caméra balaye à gauche, faites suivre le son. Une vague déferle vers le spectateur, prolongez le mouvement de la vague sur le spectateur. Un batteur en live avec une gestion en temps réel des coordonnées pourra créer un paysage sonore teinté d’abstraction, ne fermez pas les yeux vous pourrez vous y perdre.

aKM, qu’est ce que c’est ?
aKM est un instrument sonore immersif open source, composé de :
  _12 enceintes pseudo-omnidirectionnelles (bientôt 27)
  _4 subwoofers
  _une régie son
  _un logiciel de gestion et de composition spatiale
     → moteur 3D : Unreal Engine 5
     → moteur audio : SuperCollider

aKM, plus qu’un instrument
aKM deviendra un commun matériel et numérique : l’instrument est partagé au sein de l’association laplanque pour de la création et de la diffusion d’oeuvre. De plus, les plans de fabrication et le logiciel seront accessibles librement à tous via une plateforme dédiée, sous licence open source.

aKM, vision à long terme
Nous ambitionnons qu’aKM évolue vers une scène audiovisuelle immersive, où composition visuelle et sonore dialoguent, où la frontalité de la scène est déstructurée en plongeant le spectateur dans l’oeuvre. Le tout en proposant une nouvelle expérience d’écoute où l’auditeur se met en mouvement.

aKM, à quoi ça sert ?
Ce dispositif transforme tout lieu en espace sonore immersif, où artistes et spectateurs sont immergés dans des paysages audiovisuels vivants. C’est un outil de création et de diffusion, libérant l’artiste des contraintes techniques grâce à une interface 3D intuitive.
En février 2025, les artistes du collectif laplanque ont organisé une soirée dédiée au système alliant exposition immersive, court-métrage spatialisé, pièce multicanale et DJset immersif. aKM est un instrument immersif où l’expérience est partagée collectivement, sans casque audio, ni VR.

aKM, origines
Né de la rencontre entre deux membres au sein de l’association laplanque. Le projet aKM matérialise leur désir commun : donner corps aux œuvres numériques. Le nom «aKM» évoque la présence légère d’un moustique en mouvement autour de l’auditeur, alliée au concept d’acousmatique : orchestre invisible de haut-parleur.
De là est né affectivement le nom aKMoustique, abrégé en aKM.

DOSSIER
FABRICATION

principes

L’idée initiale de l’instrument aKM était de donner la sensation qu’un moustique volait autour d’une personne en mouvement.
Pour réaliser cette envie, nous avons privilégié une forte conception en amont, ce fut un choix économique, nous n’avions pas les moyens pour faire plusieurs prototypes, et nous devions limiter au minimum l’achat de matériel. Nous avons utilisé notre temps dans la réflexion, et l’échange autour de nos plans. Ce qui nous a permis d’avoir un concept qui pouvait s’adapter à nos aléas et à moindre coût. Ainsi nous avons pu établir un budget extrêmement précis et ainsi voir où l’on allait en vérifiant la soutenabilité économique du projet.

La particularité des satellites aKM sont leur pseudo-omnidirectionnalité, en effet, ils ne sont pas directionnels comme les systèmes plus conventionnels. Le guide d’onde permet de renvoyer le son autour de la colonne et d’avoir ainsi un dispositif dont le champ d’écoute est élargi et n’oblige pas les spectateurices à être contenue entre les enceintes. Effectivement, nous gardons un « sweet spot » dans l’espace délimité par les enceintes, mais l’expérience n’est pas coupée dès que l’on en sort.

Trois prototypes ont été réalisée :

  • le premier, en tube PVC afin de visualiser le design et les différentes parties d’assemblage, penser l’assemblage et une économie d’étape de fabrication
  • le second, en alu pour calculer le volume de la cuve du haut-parleur, et tester le premier guide d’onde
  • puis le troisième, afin de valider toutes les pièces, l’assemblage, et de partir sereinement sur la fabrication des douze satellites

Le dessin de aKM répond à différentes problématiques :

  • réparabilité
  • facilité d’assemblage par compression (sans colle)
  • simplicité de montage/démontage/stockage

étapes de fabrication

_Achat du matériel

  • MDF 6mm et 10mm | achat en panneau pour limiter les coûts
  • visseries
  • électronique
  • haut parleurs
  • structure aluminium
  • bobine impression 3D


_Découpe laser et assemblage disque raidisseur

  • découpe laser platine PMMA 2mm, support de l’électronique dans la chambre,
  • découpe MDF, pour la découpe en technique laser, pensez à prédécouper les panneaux en portion qui corresponde à la taille de plateau de la machine laser utilisée.
    Les models fournis correspondent à une portion de 600x1000mm
    Penser à scocher/protéger les faces afin de limiter les traces de brulure et limiter le temps de finission,
  • pour une plus belle finission : poncer les champs brulés,
  • percement avant vissage
  • collage des différents partie qui constitue les disques raidisseurs,
  • une fois collé, vernir les disque pour les protéger. Vernis bombe,
  • clamps : impression + fixation au disque raidisseur

Pièces aluminium et acier sur-mesure

  • coupe des tubes aluminium qui forment le fût d’enceinte et la chambre électronique,
  • réalisation des pieds acier,
    Vous pouvez faire appel à un serrurier : pour la commande des tubes aluminium des satellites, leur découpe, et la réalisation des pieds acier.


_ASSEMBLAGE satellite

  • partie haute : haut-parleur
  • partie basse : chambre électronique
  • satellite complet par compression
  • impression guide d’onde + fixation

satellites

colonne

La conception en colonne permet au système d’être autonome et de se déployer dans n’importe quel espace ayant une hauteur sous plafond suffisante : 3,50m minimum.
La structure en tube alu scénique permet d’obtenir un système démontable, solide, et fiable. Le pied dans lequel viennent s’enchâsser les tubes est en acier et réalisé sur-mesure par un serrurier. Pour finir, un disque en MDF recouvre le pied, il sert de cache câbles et cache les lestes. Ce qui nous donne un système discret, dont nous sommes fières de l’esthétique. Il va évoluer avec le temps afin de le sécuriser pour des usages club. Pour les usages en scénographies, musée, ou court-métrage le système est suffisamment sécurisé.

régie

La régie son est composé de :

  • carte son | EVO 16
  • Convertisseur analogique/numérique | Behringer Ada8200
  • Multiprises de rack
  • Flightcase

LOGICIEL

DOSSIER
ADMINISTRATIF

pré-requis

_structure associative
Face aux institutions, face aux structures culturelles, face aux publics, la conception et réalisation d’oeuvres, d’événements, d’ateliers ne suffisent pas à être considéré comme légitime.

Pour soutenir nos projets et être considéré nous nous sommes regroupés sous une entité juridique reconnu par l’état, nous avons choisi le cadre associatif, loi 1901, qui répond à nos besoins de flexibilité et de non lucrativité.

De plus, nous nous sommes fait reconnaître par l’administration fiscal comme d’intérêt général et d’intérêt culturel, afin d’accéder au régime de mécénat : qui permet une déduction d’impôt jusqu’à 66% sur les dons faient à l’association.

_savoir faire en gestion de projet,
                                      en conception et fabrication
Le projet akM a nécessité des compétences variés :

  • gestion de projet :
    _dossier de subvention
    _coordination d’équipe
  • conception design
  • connaissance des logiciels CAO-DAO et des principes du design
  • fabrication :
    _utilisation de multiples outils
    (métal, bois, découpe laser, imprimante 3D, poste de soudage)
  • connaissance de la quinquaillerie et des processus d’assemblage
  • conception graphique :
    _visuel de communication
    _mise en page

_ connaissance du langage institutionnel
Savoir faire une mise en page de dossier et lire les attendus d’un appel à projet n’est pas suffisant pour y répondre. Il y a un langage institutionnel, technocrate, qu’il faut connaître et utiliser en connaissance de cause. De plus, la rencontre à travers un réseau où être identifié/connu, des comités/jurys des commissions qui votent les décisions d’attributions des subventions – publique ou privée – est un atoût. Cela soulève des questionnements éthiques, autant les appréhender en connaissance de cause.

dossier de subvention

Le système aKM est un outil immersif dont nous avions besoin pour la réalisation d’oeuvres par les artistes de laplanque. Deux oeuvres ont été créées, et plusieurs adaptées.
Nous avons donc inséré aKM à l’intérieur d’une demande de subvention pour l’une des oeuvres en création, aKM était un instrument important pour la diffusion de l’oeuvre, ce qui nous a permis d’avoir une proposition cohérente.
En 2023, nous avons candidaté au fond SCAN de la région AURA, vous trouverez le dossier de subvention anonymisé en annexe.

Les demandes de subvention doivent se faire dans un environnement connu afin de ne pas perdre de temps à la réalisation de dossier inutile. Effectivement, la prise de contact avec la structure qui propose la subvention est importante. Nous avons passé un peu de temps à faire connaître notre structure dans le milieu artistique dans lequel nous souhaitions évoluer, cela facilite la prise de décision positive. Nous nous sommes rendus à des événements culturels et professionnels, nous avons ciblé des interlocuteurs.
Mais comme nous ne sommes pas doués pour la langue de bois, nous avons privilégié des gens qui partageaient nos principes de vie et d’organisation.

dossier de mécénats

Dans un souci d’indépendance, nous avons opté pour une pluralité d’axe de financement, nous avons donc mis en place un dossier de mécénat. Ce dossier n’a malheureusement jamais servi, car l’administration a mis quasiment 9 mois à nous reconnaitre éligibles au régime de mécénat. Et pendant ce temps nous avons avancé. Nos actions et notre structuration ont généré de l’incompréhension pour l’administration fiscale. Tout cela est devenu plus clair après un entretien.

Nous sommes actuellement reconnus d’intérêt général et d’intérêt culturel, ce qui nous permet d’éditer des reçus fiscaux qui ouvrent le droit à de la défiscalisation sur les dons faits à l’association, à hauteur de 66%.

financement participatif

La subvention obtenue pour l’oeuvre dansLesPonts n’était pas suffisante pour la fabrication complète de l’aKM. Nous avons opté pour un financement participatif.
Pour cet appel à participation, nous avons dû produire toute une documentation qui cible les besoins spécifiques d’un financement participatif :

  • description graphique des besoins et de la distribution du budget
  • plan de communication
  • support graphique sur les réseaux
  • contreparties

À savoir, monter un financement participatif nécessite beaucoup de travail en amont pour préparer les documents qui vous seront utiles tout au long de la session. Nous n’avons pas choisi de payer de la pub sur les réseaux pour faire relayer notre communication. Il faut maintenir le contact avec les contributeurs pour les informer de l’avancée du projet. Et c’est aussi du travail en aval, comme la  production des contreparties – affiche et atelier – dans notre cas.

Nous ne le referions pas au vu du travail en comparaison du gain financier. Notre projet était peut-être trop de niches, notre stratégie de communication pas adaptée (nous ne sommes pas communiquant).

Nous avons regardé différentes plateformes de financement participatif, pour finalement choisir HelloAsso pour leurs principes de fonctionnement, leur orientation associative. De plus, ils ne prennent pas de commission et nous pouvions retirer la somme donnée même si nous n’avions pas atteint le seuil souhaité.

Lancer une collecte de financement participatif/crowdfunding c’est écrire une histoire permettant à chacun·e d’embarquer avec vous dans l’aventure.
C’est ici que vous devez présenter votre projet et répondre aux premières questions des internautes :
   Qu’est-ce c’est ?
             Pour quelles finalités et bénéficiaires ?
                     Pour quand et où ?

  • Présentation du projet
  • Description détaillée
  • Description de vos postes de dépenses. Dans cette section il est essentiel d’apporter un éclairage quant à la dépense. N’hésitez pas à les lister ou à réaliser un schéma, un visuel pour que cela soit le plus clair possible.
  • Bénéficiaires final de votre collecte. Qui sont les bénéficiaires des sommes collectées ? Tout dépend de votre projet : cela peut être votre association, un organisme en France ou à l’étranger, des prestataires, des populations locales, toute personne ou organisme qui recevra une partie ou l’intégralité des fonds collectés.
  • Localisation du projet. S’agit-il d’un projet local ou d’un projet international ?
  • Porteurs du projet. Identifiez les personnes, les organismes à l’initiative de votre projet. Quelles autres structures ou personnes portent le projet avec vous, le cas échéant ?
    N’hésitez pas à compléter par une photo de l’équipe. C’est un élément rassurant et fort en signification.

Ces informations sont indispensables pour que l’ensemble de vos futurs donateurs comprennent votre besoin et y soient sensibles.

communication web

La création des supports de communication est importante pour intéresser les gens à votre travail, capter leur intention. Un souci a été porté pour respecter nos valeurs et créer une communication honnête, nous voulions aussi éviter de spamer, nous avons donc organisé un calendrier/plan de communication. Nous ne vous le partageons pas, car nous l’avons suivi partiellement et que nous pensons qu’il n’a pas été efficace.

communication papier

Pour communiquer durant des événements autour de la spatialisation sonore, nous avons réalisé un flyer énigmatique afin d’attirer les curieux.
Ce flyer anodin nous a permis d’être remarqué par une institution: GRAME CNCM, ce qui a conduit à une résidence dans leur studio, et de réalisé les premières briques de notre logiciel de gestion numérique de aKM.

partenaires

Les partenaires ont permis à laplanque et aux concepteurs de aKM de justifier de leur sérieux dans leur démarche.
Avoir des partenaires locaux montre que le projet s’inscrit dans une démarche solide où différent intérêts convergent, cela rassure et permet de donner l’impression que le projet est robuste.
Un parternaire institutionnel permet de rendre « crédible » le projet, lors de la demande de subvention c’est un levier puissant.
Tout cela est à faire dans la confiance réciproque. Bien sûre, tout cela est tissé de fiction spéculative, et est à faire selon les affinités.

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